Mathangi Subramanian, Les Toits du paradis

Je suis vraiment contente d’avoir été tirée au sort pour découvrir ce roman.

Le Paradis, un bidonville de Bangalore sur le point d’être démoli pour y construire un centre-commercial. Ce n’est pas la première tentative de destruction. On dit que c’est la grand-mère de Banu qui avait fait fuir les bulldozers la première fois …

C’est donc là que vivent cinq jeunes filles très liées et leur famille. Deepa est aveugle, elle ne va plus à l’école mais devra bientôt trouver un mari malgré son handicap. Joy s’appelle en réalité Anand et s’interroge sur son avenir. Padma est une élève très studieuse mais ses parents sont pauvres et n’ont pas les moyens de l’envoyer à l’Université. Banu est très douée en art plastique mais vit seule avec sa grand-mère. Rukshana va tomber amoureuse pour la première fois.

Dés le départ, ça m’a plu. C’est très agréable à lire et je me suis vite attachée aux personnages, à toutes ces figures féminines, en découvrant leur histoire, leur attachement à cet endroit, le Paradis. Les hommes sont discrets, presque invisibles. Ce sont essentiellement des histoires de femmes, de mères, d’adolescentes courageuses. Une amitié forte entre les filles, des destinées contrariées et des désirs d’avenir.

De nombreuses thématiques sont abordées. On y dénonce la destruction des bidonvilles, le système des castes, le difficile accès aux études. On y parle aussi de mariage, de handicap, de genre et d’homosexualité.
Des thématiques fortes et actuelles, que j’aurais aimé parfois plus approfondies.
Je me suis un peu interrogée sur la partie du roman où Padma répond aux courriers perdus, je me demandais où ça allait mener, jusqu’à la découverte de la fameuse lettre.

Les histoires s’enchaînent naturellement, c’est bien écrit et plein d’espoir malgré les difficultés.

Un coup de cœur pour ce beau roman sur la condition des femmes et ses messages plein d’humanité et de bienveillance.

« A Bangalore, il y a toujours plus à plaindre que soi. Même quand on vit dans un endroit comme le Paradis. Nous ne possédons peut-être pas grand-chose mais nous avons chacune un toit, un sol et des murs. Ainsi qu’une enfance. »

Les toits du paradis de Mathangi Subramanian, Éditions de l’Aube, 2021

Lire au Féminin un challenge de lecture proposé par Tiphanya

Les Étapes Indiennes un challenge que j’organise !

Merci à Babelio et aux Éditions de L’Aube pour cette belle découverte.

3 commentaires sur “Mathangi Subramanian, Les Toits du paradis

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